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Photos de Claudine et Victor |
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Victor
incarcéré
dans
les
prisons
de
Vichy
pensait
à sa
famille,
il a
rempli
tout
un
cahier
d'
écolier
de
poèmes
personnels
et
de
pensées
de
différents
auteurs
qui
correspondaient
à ce
dont
il
croyait.
Certains
de
ses
écrits
ont
été
repris
par
ses
frères,
sous
forme
d'un
fascicule
les
illustrations
sont
de
Louis
qui
peignait
et
l'écriture
est
de
la
main
de
Roger.
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Te souviens tu de ce beau jour.
Ou le coeur gonflé d'espoir
Nous avons pu enfin revoir.
L' enfant chéri de notre amour ?
Sous le chaud soleil d'août,
Heureux de faire tant de chemin
Nous allions main dans la main
Pour embrasser l'ange si doux.
Poupée mignone aux boucles
blondes
Ses yeux d'azur nous épiait
Et tout en elle souriait
Semant le bonheur à la ronde.
Prison de Limoges 13 août 1941
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Témoignage de
Jacques DUCLOS
(Extrait)
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Chronique de la Résistance d'Alain
Guérin - Edition Omnibus.
où il est question de
Claudine CHOMAT, Victor
MICHAUT, Danielle CASANOVA-
Pages 415 – 416 :
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«
dans le Paris désert, triste
et inquiétant du début de
l'occupation, le Parti était
réduit à peu de chose écrit
Jacques DUCLOS dans
ses mémoires.
Parmi les camarades qui s'y
trouvaient ou qui allait y
revenir rapidement, il y
avait notamment Félix
CADRAS,
Victor MICHAUT
, Georges POLITZER.,
Danielle CASANOVA, Léon
MAUVAIS, Jacques DECOUR,
Eugène HENAFF, André TOLLET
, Georgette CADRAS,
Claudine CHOMAT. Et pour
réorganiser planques et en
accroître le nombre, trouver
des agents de liaison sûrs,
des dactylos, des machines à
ronéotyper, pour constituer
les dépôts de papier et les
moyens de locomotion allant
du vélo simple au vélo
remorqueur et au « gazo » (
voitures automobiles
fonctionnant au charbon de
bois ) , nous avions une
équipe d'hommes et de femmes
desquels se détache la
magnifique figure d'Arthur
DALLIDET, aidé de son frère
Raymond, de Mounette
DUTILLEUL, et de jeunes
filles qui remplirent leur
mission d'agent de liaison
avec un esprit d'initiative
et un dévouement digne des
plus grands éloges, telle
que Jacqueline QUATREMAIRE,
Rose BLANC etc.. parmi les
communistes immédiatement
disponibles se trouvaient
des camarades comme Jean
CHAUMEIL, qui militait avant
la guerre à Bagnolet, Pierre
MAUCHERA, Emile LE MORILLON,
Maurice CHAUMERONT, mon
ancien secrétaire
parlementaire (...)
En bref
lorsque les hitlériens
entrèrent dans Paris, il y
avait environ de cent
quatre-vingts à deux cent
camarades plus ou moins bien
organisés.
C'était peu mais, au cours
des mois qui suivirent, de
nouvelles forces se
regroupèrent … » Pour ces
militants parisiens,
comme pour ceux que Jean
BAILLET et Maurice ROMAGON,
deux futurs fusillés,
organisent en Champagne ;
comme ceux qui, en Bretagne,
se regroupent autour
d'Auguste HAVEZ et de Marcel
PAUL, à Bordeaux autour de
Charles TILLON, dans le nord
autour de Martha
DESRUMEAUX et de Joseph
HENTGES, dans le Limousin
avec Georges GUINGOUIN, etc.
pour tous, trois sentiments
dominent alors. La fierté
d'avoir tenu bon et la
certitude d'avoir eu raison
; le souci de ne pas se
laisser coupé des masses
humaines souvent
désorientées et dont il
importe plus que
jamais de bien connaître les
revendications quotidiennes
au moment où la pénurie va
croissant ; le désir enfin
de bien discerner ce que la
situation politique peut
avoir d'original et de
nouveau."
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Texte que
m'ont inspirées deux photos
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Sur
cette première photo on voit
nettement que ce couple s'aime.
Lui
penché à droite le coude appuyé sur
la barrière du balcon pose dans
l'attitude de celui qui est sûr de
sa compagne.
Elle se
blottit tendrement contre lui, sa
main s'accroche à son veston et sa
tête est posée sur son épaule.
Lui est
grand et mince, il porte des
lunettes, son col de chemise assez
large et pointu dépasse sagement de
son pull au col ras du cou .
Elle a
une coiffure bien ordonnée, un col
Claudine -
c'est
son prénom et un corsage à manches
courtes écossais, on ne distingue
pas le reste de sa stature car le
cadrage est coupé sur la gauche,
c'est peut être ce qui accentue les
deux
postures
orientées vers la droite
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De ce
même couple quelques mois plus tard : Ils
sont assis tous deux et entre eux un
enfant. Une petite fille, pas bien
vieille, elle a quelques jours, sa
tête ne tient pas encore très bien
sur ses épaules, elle a un chapeau
en dentelle une petite robe et des
chaussons.
La
femme, la mère, Claudine a cette
fois là une coiffure assez
sophistiquée, elle a une robe à
manches courtes décorée de broderie
ou passementée au col et à la
manche.
L'époux,
le père, Victor en chemise blanche
et cravate tient la main de sa
petite fille. La mère se tient bien
droite et soutient la poitrine de
l'enfant, les deux parents sourient.
Nous
sommes en 1938, le père étant
tuberculeux, ce qui à l'époque était
très grave, on va envoyer l'enfant
en nourrice, et puis ce sera la
guerre.
Tous
deux vont risquer leur vie. Le père
va être incarcéré, condamné à
perpétuité et envoyé à Dachau.
Tout le
monde avait pensé avec certitude que
cet homme ne reviendrait pas du camp
comme ses deux compagnons atteints
aussi de tuberculose.
Mais ils
sont revenus tous les trois.
Quand il
est revenu, elle , Claudine
consolait un autre homme dont
l'épouse déportée à Auschwitz était
morte là-bas, c'était Danielle
CASANOVA épouse de Laurent et
compagne de lutte de Claudine et
Victor.
Je sais
que ce fut un véritable drame pour
Claudine car elle aimait ces deux hommes
!
Tous
deux ont discuté - entre hommes et
Claudine est restée avec Laurent.
Cet
amour brisé par la guerre, cette
photo seule et unique où nous sommes
tous 3 réunis fait monter en moi
l'émotion, les regrets, le
questionnement sur ce qu'aurait pu
être nôtre.
La vie est ainsi
faite que
Claudine a aimé
Victor et
Laurent, que
Victor a aimé
Claudine et
Paulette sa
seconde épouse
et que Laurent a
aimé Danielle et
Claudine.
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